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A l’école, la maîtresse ne sachant plus que dire ni que faire pour motiver ses cancres d’élèves leur dit :
- Celui qui réussit ce contrôle pourra passer une nuit chez moi.
Le lendemain, la maîtresse annonce que c’est Toto qui pourra dormir chez elle. Le jour dit, lorsqu’il est enfin l’heure de dormir, l’orage gronde à l’extérieur. Prétextant la peur, Toto demande :
- Maîtresse, est-ce que je peux dormir dans votre lit ?
La maîtresse :
- Euh, oui Toto, c’est d’accord !
Au bout de quelques minutes, Toto prend ses aises et se lance dans l’exploration :
- C’est quoi ça, maîtresse ? demande-t-il en touchant la poitrine de son institutrice.
La maîtresse :
- Eh bien, ce sont mes deux projecteurs.
Toto :
- Et ça, maîtresse, qu’est-ce que c’est ? demande-t-il en indiquant la toison pubienne de son institutrice.
La maîtresse :
- Ça, c’est ma forêt vierge.
Alors Toto lui dit :
- Mais moi, je n’ai pas ça, moi…
La maîtresse lui répond :
- Non Toto, toi, tu as un petit lapin. Maintenant Toto, il est temps de dormir !
Pendant la nuit, Toto s’écrie soudain :
- Maîtresse,maîtresse, allumez vos projecteurs ! Mon petit lapin s’est perdu dans votre forêt vierge !
C’est la rentrée des classes à Calais. L’instituteur interroge les enfants sur ce qu’ils ont fait durant l’été.
- Moi j’ai aidé mon papa dans son magasin, dit Toto. Toute la famille a travaillé ensemble : mon papa, et moi on s’occupait du stock, et Nini ma grande sœur, et ma maman, elles s’occupaient de la caisse et de l’accueil !
- Ah bon, répond l’instituteur, et je suppose qu’avec tous les Anglais qui sont arrivés pendant l’été, ton papa a dû être content ?!
- Ben non… Mon papa, il dit toujours : Quand les Anglais débarquent chez ta sœur et chez ta mère, c’est la catastrophe !
C’est Nini, la sœur de Toto qui a des problèmes avec son institutrice, une vieille fille qui a tout de la pimbêche.
- « Alors Nini, tes résultats sont lamentables » lui dit la maîtresse. « Je vais te donner ce mot pour ta maman. Là-dessus, je lui écris que compte tenu des difficultés que tu éprouves en classe, il serait tout à fait indiqué que tu suives des leçons particulières. »
Nini rentre chez elle et donne le mot à sa maman. Le lendemain matin, lorsque les enfants entrent dans la classe, l’institutrice interroge la petite fille :
- « Alors Nini, tu as donné mon mot à ta maman ? Qu’est-ce qu’elle t’a dit ? »
Sans se démonter, la petite répond :
- « Maman a dit que quand elle était petite, elle aussi était nulle à l’école, et ça ne l’a pas empêché d’épouser un polytechnicien. Elle a aussi dit que sa sœur n’était pas meilleure qu’elle et qu’elle est quand même mariée avec le préfet. Et elle a ajouté que vous par contre, vous étiez certainement très воnnе à l’école, et que pourtant vous étiez toujours vieille fille. »
Ce matin-là, le petit Toto entre dans la salle de bains pendant que sa maman est en train de prendre un bain.
L’air très intrigué, le gamin pointe du doigt les seins de sa mère et demande :
- Maman, maman ? C’est quoi ça ?
- Eh bien mon petit chéri, tu vois, c’est des sortes de ballons. Et quand on meurt, ces ballons se mettent à gonfler, gonfler, gonfler, et ils t’emmènent au Ciel, directement au Paradis…
Comme tout gamin, Toto se satisfait de cette explication et s’en va jouer tranquillement avec sa PlayStation.
Quelques jours plus таrd, alors que sa mère est dans la cuisine en train de préparer un bon gros рот-au-feu, Toto arrive en courant l’air affolé et lance :
- Maman, Maman, viens vite il y a tatie Florence qui est en train de mourir !
- Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ? Où est-elle ?
- Elle dans la remise du jardin, couchée par terre, il y a ses deux ballons qui sont sortis, et papa qui est en train de les gonfler pendant que tatie Florence crie « Oh mon Dieu je viens, je viens ! »…
C’était le jour de la rentrée au cours élémentaire, et l’institutrice tâchait d’en savoir un peu plus sur chacun des élèves en leur faisant raconter leurs vacances :
- Alors, toi Sylvie, tu as fait du sport pendant tes vacances ? demande-t-elle.
- Euh oui madame, répond la petite fille, mon papa m’a appris à faire de la grimpette.
- Tu veux dire de la varappe je pense. Et ça t’a plu ?
- Oh oui madame beaucoup.
- Très bien. Et toi Kévin, as-tu fait du sport ?
- Oui madame. Avec mon frère, on a fait de la course.
- Ah, tu veux dire de l’athlétisme Kévin. C’est très bien ça.
- Et toi Toto, est-ce que tu as fait du sport pendant tes vacances ?
- Oh oui madame, j’ai fait du vélo ?
- Ah c’est bien ça. Mais tu sais qu’on peut aussi appeler ça du cyclisme, surtout quand on fait de la compétition. Et tu as fait du cyclisme avec toute ta famille ?
- Oh non, certainement pas ! s’exclame Toto. Papa ne veut pas que l’on fasse du cyclisme en famille !
- Et pourquoi donc ? C’est pourtant bien agréable, répond l’institutrice avec curiosité.
- Je ne sais pas, explique Toto, Mais papa dit toujours que quand maman et ma grande sœur ont leur cycle en même temps, on ferait aussi bien de quitter la ville !