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Un joueur impénitent mort en plein milieu d’une partie de poker se présente à la porte du ciel :
- Oh, oh ! Attention, lui dit Sаinт- Pierre, le Paradis n’est pas pour vous !
- Comment ? supplie le bonhomme. Je n’ai jamais fait de tort à personne. Je ne trichais qu’avec les tricheurs. Tenez, je vous joue ma part de Paradis en trois manches. Si je perds, je vais en enfer !
Saint-Pierre se laisse amadouer.
- Mais je vous préviens, dit-il, pas de tricherie !
- D’accord, dit le joueur, mais de votre côté, pas de miracle !
Le curé du village était connu pour connaître un large éventail de vins. C’est pourquoi, le soir des fêtes de Pâques, les habitants du village avaient organisé un grand banquet. Comme l’humeur était joviale le restaurateur proposa au curé de démontrer ses talents de sommelier en reconnaissant quelques-uns uns des crûs de sa cave.
Le curé accepta devant l’insistance des convives et on lui attacha un bandeau sur les yeux. On lui présenta un premier verre de vin. Il le sentit de longues secondes et, sans même le goûter, dit :
- C’est un Bordeaux rouge, je dirais un Sаinт-Émilion 1976…
Le restaurateur confirma et tout le monde applaudit l’authentique exploit.
On présenta au prêtre un second verre de vin. Celui-ci le renifla, réfléchit quelques secondes et déclara, devant l’assistance médusée :
- C’est un Côtes-du-Rhône, je dirais un Châteauneuf-du-Pape 1985…
Le restaurateur acquiesça de nouveau et le curé renouvela la performance une troisième puis une quatrième fois…
Alors que tout le monde commençait à tituber, un petit malin décida alors de jouer un tour au sympathique curé. Il demanda à sa femme de lui donner sa petite culotte qu’il plia soigneusement pour qu’elle tienne dans un verre. Il le présenta alors au curé et dit en rigolant grassement :
- Hé Monsieur le curé, dites-nous voir si vous reconnaissez ce cru-là…
Le curé prit le verre, le sentit et déclara :
- Une rousse, 31 ans, pas de la paroisse…
Un prédicateur prétendant faire des miracles devant les caméras s’adresse aux fidèles :
- Alléluia, mes frères ! dit-il quand l’émission commence. Qui veut être guéri ?
Un paralytique s’avance dans son fauteuil roulant.
- Et comment t’appelles-tu ?
- Conrad.
- Conrad va derrière ce paravent, nous allons prier pour toi. Mes frères, quelqu’un d’autre désire- t-il ce soir voir sa guérison ?
- Mo…mo… moi ! Je… je… Je m’appelle Geor… ge et je… je…
- J’ai compris George, tu es bègue. Passe derrière ce paravent, nous allons tous prier pour toi.
L’assemblée se met à chanter, à taper des mains, à scander « O happy day » et au bout d’un quart d’heure, le prédicateur en transes s’écrie :
- Conrad, quitte ton fauteuil, le Seigneur a entendu ta prière, tu es guéri !
À ce moment, le fauteuil vide sort de derrière le paravent et vient rouler sur le devant de la scène. Les fidèles exultent.
- George, c’est la même chose pour toi. Le Seigneur a compris tes souffrances, tu es guéri… Parle-nous !
Et derrière le paravent, on entend une voix qui dit :
- Соn… con… con… Conrad s’est ca… ca… cassé la gueule !
Un curé raconte à son évêque :
- Le père Magrume, un vieux fermier, était venu me voir pour se plaindre qu’un inconnu, vraisemblablement quelqu’un du village, soit entré la nuit dans son poulailler et lui ait volé deux poules. J’ai fustigé cet acte, dans mon sermon, en ajoutant : nous allons maintenant procéder à la quête, je demande instamment à cet individu malhonnête de s’abstenir. En aucun cas, l’église ne veut accepter de l’argent d’un voleur de poules.
- Et alors, interroge l’évêque, on lui a rendu ses poules à votre fermier ?
- Non, mais par contre, pour la première fois depuis que j’exerce mon ministère, ce jour-là, personne ne s’est abstenu de donner à la quête.