C’est un explorateur belge qui veut traverser le désert de la mort. Alors il s’équipe, achète un chameau, un fusil et de la nourriture pour un mois, tout ça, Et puis avant de partir, quand même, il se renseigne un tout petit peu. Il va voir un indigène du coin et lui demande :
- Dites-moi, mon brave, le désert, à part la chaleur qui règne dans la journée et le froid qu’il fait le soir, on ne risque rien ?
L’autre lui fait :
- Ah si ! Ah si ! Il y a un grand danger, c’est un oiseau qui vit dans le désert… Il s’appelle le pic-tête. C’est un oiseau qui plane comme ça, et quand il voit un homme qui marche dans le désert, il pique droit dessus le bec en avant et lui cogne la tête. Croyez-moi, ça fait très mal…
- Il y en a beaucoup ?
- On ne sait pas combien, mais en tout cas il y en a bien assez… Et il faut faire attention le jour comme la nuit, car on ne l’entend pas venir !
Alors l’explorateur part dans le désert, et toute la journée, obsédé par le danger que représente le pic-tête, il reste sur ses gardes. Dès qu’il entend le moindre vent, il se dit:
- « Ça y est, c’est le pic-tête » et il se met à marcher avec les mains sur la tête. Bref, ça devient une vraie fixation.
Quand vient le soir, l’explorateur décide de s’arrêter pour dormir et se dit :
- « Ah non, non ! Ce n’est pas prudent : si je m’endors comme ça, sans protection, le pic-tête peut surgir dans la nuit et me tomber dessus. Alors voyons, qu’est-ce que je pourrais faire ? »
Tout à coup, le belge décide de faire comme les autruches : il creuse un trou dans le sable, se met la tête dedans et s’endort comme ça.
Cinq minutes plus таrd, un Bédouin passe par là, voit les fesses du mec et se dit :
- Mais qu’est-ce que c’est qu’ça ? Ça fait des mois que j’en ai pas vu, je n’vais pas laisser passer une occasion pareille !
Et hop, ni vu ni connu, le Bédouin se place derrière le mec et crac-crac… A ce moment-là l’explorateur se réveille, et du fond de son trou on l’entend dire :
- Je m’en fous, continue à piquer, tu n’es pas prêt d’avoir ma tête !
Ça se passe au moyen âge. Pour célébrer sa prise de trône, un roi organise la plus grande compétition de tir à l’arc du monde.
Les concurrents se départagent un par un, chacun prouvant son habileté et sa précision de tir en réussissant des prodiges.
Voici par exemple cet homme qui arrive sur le pas de tir en tenant un enfant par la main. Il va le poster contre un arbre situé à près de 25 mètres, et il lui place une pomme sur la tête. Il regagne alors le pas de tir, épaule et décoche sa flèche qui va se planter en plein milieu de la pomme pour la couper en deux, laissant l’enfant en pleine santé.
L’homme va ensuite saluer le roi :
- « Je viens de Suisse. Je suis Guillaume Tell ».
Voici maintenant un autre tireur qui va placer un enfant contre un arbre situé à près de 50 mètres. Lorsque l’enfant est en place, il dépose une noix sur sa tête. Puis il reprend sa place sur le pas de tir, et décoche une flèche qui s’en va directement fendre la noix placée sur le crâne de l’enfant sans toucher un seul de ses cheveux.
La foule exulte ! Le tireur va ensuite saluer le roi :
- « Je viens d’Angleterre. Je suis Robin des Bois. »
Vient enfin un autre homme qui tient un enfant par la main. Il va le placer devant un arbre situé à 5 mètres du pas de tir. Il lui dépose ensuite une pastèque sur la tête. Il retourne au pas de tir, épaule en tremblant tel Jean-Pierre Coffe en train de présenter un plat de tranches de jambon polyphosphatés, et finalement, décoche sa flèche qui – quelle horreur – va se planter en plein dans l’oeil gauche de l’enfant, en le tuant sur le coup.
Un grand « Ohhh » de stupeur secoue la foule qui ne comprend pas. Le tireur s’avance alors vers le roi et dit :
- « Je viens de Belgique. Je suis… vraiment désolé ! »