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Un prêtre catholique et un rabbin voyagent côte à côte dans un avion. Les haut-parleurs grésillent et le commandant de bord commence par annoncer une petite avarie de moteur… Puis il ajoute que l’appareil va entrer dans une zone de turbulences… Finalement, il s’éclaircit la voix et conseille à tous les croyants de faire leurs dernières prières.
Le prêtre s’agenouille dans l’allée centrale et fait son signe de croix. C’est alors que, du coin de l’œil, il voit le rabbin se signer, lui aussi. Mais le mauvais moment passe. Chacun se rassied et le prêtre se tourne vers le rabbin, un petit sourire aux lèvres.
- Eh bien, dit-il, c’est tout de même vers notre Seigneur Jésus que vous vous tournez quand vous croyez votre dernière heure venue…
- Absolument pas, répond le rabbin en se tordant de rire. En cas de pépin, je me livre toujours à la même vérification.
Et il renouvelle son geste en l’illustrant :
- Binocles, couilles, pognon, cigares.
Un prêtre, un rabbin et un pasteur louent une barque et vont pêcher dans un lac. Au bout d’une heure, le prêtre pose sa canne et se lève en disant :
- Excusez-moi, mes amis. Un besoin pressant…
Là-dessus, il enjambe la barque et avance sur les flots jusqu’à la rive, puis revient par le même chemin quelques instants plus tard, parfaitement sec.
Une heure après, c’est le pasteur qui se lève, lui aussi pour aller soulager un besoin pressant. Le rabbin, stupéfait, le regarde marcher également sur les flots, puis revenir à la barque parfaitement sec.
- « C’est extraordinaire, se dit-il. Nous devons être bénis du Tout- Puissant. Deux fois le même miracle… Au fond, pourquoi pas trois ? »
Un peu hésitant tout de même, il enjambe le bord de la barque… et coule à pic.
- Mon Dieu ! gargouille-t-il en se débattant dans l’eau du lac. Pourquoi m’as-tu abandonné ? Pourquoi eux et pas moi ?
Alors le prêtre et le pasteur lui tendent une rame pour le ramener à bord. Tandis qu’ils le hissent, le prêtre se penche vers le pasteur et lui murmure à l’oreille :
- On lui parle des rochers à fleur d’eau ?
Une religieuse entre dans une épicerie et demande une bouteille d’armagnac.
- Je ne sais pas si je dois vendre de l’alcool à une religieuse, objecte le commerçant qui est très catholique.
- Mais, réplique la sœur, c’est le seul moyen de guérir la constipation de notre mère supérieure.
- Effectivement, admet l’épicier, c’est un cas de force majeure.
Il tend à la nonne une bouteille soigneusement enveloppée dans un sac de papier et lui recommande de ne rien dire à personne.
Une heure plus tard, le brave homme baisse son rideau de fer et rentre chez lui. En chemin, il aperçoit la religieuse ivre morte sur un banc public, la bouteille d’armagnac vide à la main. Il s’approche.
- C’est du joli, ma sœur ! Vous m’aviez dit que cette bouteille était destinée à soigner la constipation de la mère supérieure. Quand je pense que je vous ai crue…
- Mais, hips ! c’était vrai, balbutie la religieuse. Quand elle… hips ! Quand elle va me voir rentrer… hips ! vous pouvez être sûr que ça va chier.
Un impitoyable homme d’affaires arrive au ciel.
- Bien, dit saint Pierre. Nous allons dresser le bilan de votre vie sur terre. Vous souvenez-vous de vos bonnes actions ?
- Je pense bien ! dit l’homme d’affaires. Mes Danone, mes Michelin, mes…
- Non, non ! Je parle de vos actes personnels !
- Ah… Eh bien, en 2005, j’ai donné un euro à un mendiant.
- C’est bien, dit saint Pierre. Et c’est tout ?
- Une autre fois, en 2012, j’ai donné dix euros pour la Croix-Rouge…
- Et c’est tout ? L’impitoyable homme d’affaires a beau se creuser la cervelle, il ne trouve rien d’autre.
- Qu’est-ce que vous en pensez, Seigneur ? demande alors Sаinт Pierre à Jésus.
- Moi, je pense qu’on devrait lui rendre ses onze euros et l’envoyer au diавlе !
Tyrannisé par sa femme, persécuté par ses enfants, martyrisé par sa belle-mère, un brave homme en a eu brusquement marre et a tiré dans le tas. L’une de ses balles a touché une bonbonne de gaz et une formidable explosion a soufflé sa maison… et les preuves de son сriме. Rescapé par miracle, il touche même l’assurance-vie de sa défunte épouse et repart pour une nouvelle existence sans être autrement inquiété.
Pourtant, avec les années, le brave homme est saisi par le remords, et éprouve de plus en plus le besoin de se confesser. Comme il est protestant, il va voir un pasteur, mais celui-ci pousse des cris et le chasse ignominieusement du temple. Désespéré, il va voir un rabbin, mais celui-ci se bouche les oreilles et le maudit.
En désespoir de cause, il va alors se confesser à un curé et, une fois de plus, avoue son méfait.
- Mon père, j’ai tué…
Et, derrière la grille, il entend la voix paisible du prêtre lui répondre :
- Combien de fois, mon fils ?
Toute sa vie, Jacob a été fidèle aux dogmes de sa religion. Quand il meurt, il monte directement au ciel, où il est accueilli par Yahvé en personne.
- Entre, Jacob, lui dit Yahvé. Sois le bienvenu, tu l’as bien mérité.
- Oh non, Seigneur, répond ce dernier. Je ne suis pas digne de ton paradis !
- Pas digne ? Mais enfin, Jacob, n’as-tu pas été toute ta vie fidèle à notre religion ?
- Si, si, Seigneur, mais un membre de ma famille a commis un péché qui m’interdit de pénétrer dans votre paradis…
- Qu’a-t-il donc fait ? demande Yahvé en croisant les bras.
Jacob hésite, rougit de honte mais finit par avouer :
- Il s’est converti, Seigneur. Il s’est fait chrétien…
- Si ce n’est que ça ! s’exclame Yahvé en éclatant de rire. Tu sais, mon fils en a fait autant !
- Aujourd’hui, dit un curé en montant en chaire, je vais vous parler de la Sаinте Vierge. Qu’est-ce que la Sаinте Vierge ? Une sainte, mes chers paroissiens. Et une sainte vierge, qui plus est… Tenez ? Prenons notre petite Églantine, là, au premier rang. Elle vient de faire sa première communion, la mignonne. Elle vient à la messe tous les matins, avant d’aider sa mère à faire le ménage. En classe, elle est première en tout. Jamais un mot plus haut que l’autre, toujours prête à rendre service… Eh bien, notre petite Églantine, comparée à la Sаinте Vierge, c’est une vraie petite pute !