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Simon Golsdtein et David Birnbaum, deux amis d’enfance, se retrouvent au salon du prêt-à-porter.
- Simon, comment ça va mon ami ? Depuis le temps…
- Pas mal et toi ? répond Goldstein.
- Oh moi… dit Birnbaum, ça allait bien jusqu’à maintenant… Mais alors, la semaine dernière, ça a été le bouquet. Tu ne peux pas savoir les malheurs qui me sont tombés dessus !
- Qu’est-ce qui t’est arrivé ? Demande Goldstein.
L’autre répond avec force gémissements :
- Ma femme et moi sommes allés en Floride en vacances. Il a plu pendant sept jours et sept nuits. Un comble ! Du coup, ma femme est sortie et a dépensé des milliers de dollars sur la carte de crédit. Je suis revenu à Paris et j’ai découvert que mon comptable de beau-frère, ce rat, m’avait arnaqué pour des millions. Et ce n’est pas tout ! Le top du top, ça a été quand je suis rentré à l’usine lundi matin : j’ai trouvé mon fils en train de prendre en levrette mon mannequin vedette sur mon bureau !
- Bah, que ton fils ait forniqué avec ton mannequin vedette, ce n’est pas si grave que ça, répond Goldstein.
- Un peu que si ! Sanglote Birnbaum. Je fabrique des vêtements pour homme !
Un homme l’air très préoccupé va voir son rabbin :
- Rabbi, rabbi, quelque chose de terrible est en train de m’arriver ! Il faut que vous m’écoutiez !
Le rabbin pose le livre qu’il était en train de lire et répond :
- Alors, qu’est-ce qui se passe David ?
- Rabbi, ma femme cherche à m’empoisonner.
Le rabbin fronce les sourcils :
- Allons David, ce n’est pas possible. Qu’est-ce qui te fait croire ça ?
Et David explique :
- Je vous assure rabbi, mes aliments changent de goût, je l’ai vue verser des produits dans mon verre en cachette… Qu’est-ce que je dois faire ?
Le rabbin réfléchit et répond :
- Écoute David, voici ce que je te propose : je vais lui parler et je me ferai mon opinion par moi-même. Reviens demain à la synagogue, je te donnerai mon avis.
Le lendemain, David retrouve le rabbin dans la synagogue. Le religieux dit :
- David, j’ai parlé à ta femme. J’ai eu ta femme pendant trois heures au téléphone… Tu veux mon avis ?
David répond d’une voix teintée d’anxiété :
- Oui rabbi.
- Eh bien, prends le poison, David.
Dans son magasin de confection, le vieux Samuel Wiesenstein accueille sa fille Rachel en pleurs.
- Allons ma petite fille, qu’est-ce qui se passe ?
- Oh papa, si tu savais… Je t’avais dit que je sortais depuis quelques mois avec Jean-Patrick de la Frontinière… Eh bien, je viens d’apprendre que je suis enceinte de lui !
- Enceinte ?! Ma fille ?! Et d’un goy en plus !!! rugit le vieux Samuel. Donne-moi son adresse, je vais aller lui rendre une petite visite à ton Jean-Patrick. Je t’assure qu’il va m’entendre !
Énervé comme pas possible, le vieux Samuel se met au volant de sa vieille Mercedes 220 D et fonce à tout berzingue en direction de l’adresse indiquée. Lorsqu’il arrive sur place, il n’en croit pas ses yeux : au numéro fournit par sa fille, il tombe sur un superbe immeuble sur le toit duquel brille un gigantesque néon publicitaire « Prêt à porter De la Frontinière ».
Mais le vieux Samuel ne se laisse pas impressionner, il entre dans l’immeuble, passe par l’accueil, insiste pour rencontrer Jean-Patrick de la Frontinière himself. On lui demande de patienter pendant que l’on prend contact avec le secrétariat de la direction. Après cinq minutes d’attente, le vieux Samuel a l’autorisation de monter au dernier étage de l’immeuble. Là, il est accueilli par la secrétaire particulière de Monsieur Jean-Patrick de la Frontinière qui le conduit jusqu’au PDG.
Et voilà enfin le vieux Samuel qui entre dans le bureau de celui qui a fait un enfant à sa fille alors qu’ils ne sont même pas mariés ! Il le voit là devant lui et s’apprête à se mettre à l’insulter lorsque Jean-Patrick le prend de vitesse :
- Monsieur Wiesenstein, si vous saviez le plaisir que j’ai à vous voir ! Votre fille Rachel m’a dit tellement de bien de vous. Elle vous adore vous savez. Je pense savoir la raison de votre visite : Rachel est enceinte et nous ne sommes pas mariés. Eh bien je tiens à vous rassurer : je compte lui verser dès maintenant et jusqu’à la majorité de notre enfant une rente mensuelle de 10.000 euros. De plus, je vous propose, puisque vous êtes dans la confection et moi dans le prêt-à-porter de vous offrir la responsabilité de la direction de nos commandes spéciales et de réalisation d’échantillons. Vous seriez gérant de notre filiale, avec un salaire mensuel de 15.000 euros plus un intéressement aux bénéfices.
Alors, qu’en pensez-vous ?
Là, le vieux Samuel reste muet pendant plus d’une minute, ne sachant que dire, et puis enfin il répond :
- Monsieur De la Frontinière, permettez-moi une question : dans le cas où ma petite Rachel ferait une fausse couche, est-ce que vous seriez prêt à lui donner une seconde chance ?
Salomon est couché sur son lit de mort. Toute la famille est là, autour de lui, sanglotant et gémissant.
Et tout à coup, Salomon parle, de sa toute petite voix de mourant. Alors tout le monde fait silence et s’approche :
- Sarah, ma douce femme, est-ce que tu es là ?
- Oui Salomon mon mari, je suis à tes côtés, toujours à tes côtés.
- Ah ! Et toi, Moché mon fils aîné, la fierté de mon sang, tu es là ?
- Oui mon père, je suis là, à tes côtés, comme toujours.
- Ah ! Et toi, David, mon second fils, la gaieté de mes vieux jours, tu es là ?
- Oui mon père, je suis là, à tes côtés.
- Ah ! Et toi, Rachel, la petite dernière, la beauté de la famille, tu es là ?
- Oui mon père, je suis là, à tes côtés moi aussi.
- Ah ! Vous êtes tous là alors !?
- Oui !
- Mais alors, qui c’est qui garde le magasin ?!
Dans un vagon de chemin de fer, arrive un jeune juif tout de noir vêtu.
Il s’assied à côté d’un homme qui indéniablement est juif aussi (vêtu de noir, chapeau, barbe, etc…)
Passe un moment.
Le jeune :
- Monsieur, auriez-vous l’heure s’il vous plaît ? L’autre imperturbable continue de lire la Torah.
Un long moment passe.
Le jeune :
- Excusez-moi monsieur, pourriez vous me donner l’heure ?
Le vieux ne bouge pas, ne répond rien. Le temps passe, et enfin le train arrive au terminus.
- Il est 17h30 ! dit le vieux.
- Mais pourquoi vous me le dites maintenant, nous sommes arrivés, je n’ai plus besoin de savoir l’heure !
Le vieux :
- Si tout à l’heure je vous avais prêté l’heure, nous aurions lié connaissance, on aurait parlé. J’aurais appris que tu connais untel, que moi aussi je connais, on aurait sympathisé, tu serais venu chez moi, tu aurais rencontré ma fille. Comme elle est belle ma fille, tu serais tombé amoureux, tu aurais voulu l’épouser… Et t’imagines que je vais donner ma fille à un garçon qui n’a même pas de quoi s’offrir une montre !
C’est Monsieur David Goldenberg qui doit subir une opération très très délicate et coûteuse et pas remboursée par la Sécu. Madame Goldenberg, qui a des relations à la télévision, se met en rapport avec le producteur d’une émission médicale.
Finalement, le producteur dit à Madame Goldenberg :
- OK. L’émission prend en charge les frais de l’opération de votre mari. En contrepartie, tout sera filmé, du début à la fin.
Madame Goldenberg demande :
- Eh dites… Je n’aurai rien à me mettre pour passer à la télé. Est-ce qu’il serait possible de prendre en charge mes frais de tailleur ?
Et madame Goldenberg obtient l’accord pour aller faire des emplettes dans le Sentier.
Le grand soir de l’opération arrive. Madame Goldenberg qui est passé chez le coiffeur est sur son 31. La télé l’interviewe avant que l’opération ne commence, puis elle suit la progression de l’intervention sur l’écran.
Malheureusement, au cours de l’opération, Monsieur Goldenberg rend l’âme… L’équipe télé vient prendre les réactions de Madame Goldenberg qui répond :
- Aie vous savez, chez nous les gens du spectacle, on dit :
- « The show must go on. »
Moché et David se rencontrent après 15 ans. Ils se voient, ils se sautent dans les bras :
- « Oh mon frère, comment ça va ? » (avec l’accent donc) etc.. etc…
Alors, David demande à Moché :
- Ca va la vie alors frère ?
Et l’autre répond :
- Oh la la, j’ai une vie parfaite, j’ai une entreprise de 5000 salariés, je suis patron de 3 boites, je suis côté en bourse, le fric, je roule dessus, j’ai deux yachts, une maison à Deauville, une à St Trop’ et une à New-York, j’ai trois voitures, toutes avec chauffeur, … et ma femme, c’est un top model, super gentille, super intelligente et très attentionnée, très douce, j’ai trois gosses adorables, tous brillants (médecin, avocat et ingénieur), j’ai une vie formidable, j’ai plein d’amis, enfin, tout le monde m’aime. Une vie vraiment formidable… Et toi ?
- Moi ? J’t’emmerde !!
C’est David et Moché donc qui discutent. Moché dit :
- Tu connais mon fils Simon ?
- Bien sûr, j’connais ton fils Simon, il joue avec mon gosse tous les jours dans la cour.
- Eh ben, c’est bizarre, je l’ai envoyé en Israël pour qu’il devienne plus religieux et il est revenu catholique. – Ah ben tiens, ça c’est vraiment bizarre… Tu connais mon fils Raphaël ?
- Bien sûr je le connais, il mange chez nous le couscous le samedi midi…
- Eh ben moi aussi je l’ai envoyé en Israël, et ben il est aussi revenu catholique…
- Viens on va voir le rabbin parce que c’est trop bizarre…
Ils vont voir le rabbin et lui racontent l’histoire. Le rabbin s’étonne :
- Mais c’est dingue, ça… Vous connaissez mon fils Ézechiel ?
- Bien sûr, on était à sa Bar Mitsva…
- Eh ben moi aussi je l’ai envoyé en Israël, et il est revenu catholique…
- C’est dingue, ça ! Écoutez, rabbi, appelez le Bon Dieu et demandez-lui ce qu’il en pense.
Alors le rabbin l’appelle et lui raconte. Et Dieu répond :
- Tiens, c’est marrant que tu me racontes ça… Tu connais mon fils…
C’est Moché et David qui sont chez le rabbin. Moché lui demande :
- M. le grand rabbin, est-ce que le noir, c’est une couleur ?
Alors le rabbin réfléchit, et ne trouvant pas la réponse, convoque deux autres rabbins, lisent deux ou trois fois la Bible et en fin de compte, le rabbin répond à Moché :
- Eh ben, oui, le noir, c’est considéré comme une couleur parce que c’est par définition l’absence des autres couleurs.
- D’accord M. le rabbin mais est-ce que le blanc est aussi une couleur ?
Alors la, le rabbin il convoque tous les rabbins de la ville et ils forment un tribunal, ils lisent la bible 6 fois et tous les commentaires (le Talmud, pour la culture) deux fois, et ils reviennent. Le rabbin lui répond :
- Oui, le blanc, c’est une couleur puisque c’est un ajout continu de toutes les couleurs…
Alors Moché se retourne vers David et lui dit :
- Tu vois je t’avais dit que j’t’avais vendu une télé couleur…