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Une jeune américaine revient aux États-Unis, après un voyage de noces en Europe, et va prendre le thé chez sa mère.
- Alors, ma chérie, ça c’est bien passé, avec ton mari ?
- Oh oui, maman. John a été égal à lui-même.
- Et l’Europe, c’était bien ?
- Superbe, maman.
- Qu’est-ce qui t’a le plus frappée, là-bas ?
La jeune fille réfléchit quelques secondes, mais quelques secondes seulement, puis répond :
- John.
Une pauvre femme qui vient de perdre son mari se rend chez l’ordonnateur des pompes funèbres pour la cérémonie d’inhumation.
- Monsieur, combien cela va-t-il me coûter ?
- Tout dépend de ce que vous voulez, madame. Pour un cercueil en chêne doublé de satin violet et avec de magnifiques poignées en argent, c’est 3000 euros. Pour 1500 euros, je peux vous proposer un cercueil en bois verni mais avec des poignées en cuivre. Mais évidemment, avec un cercueil en pin non verni et non doublé à l’intérieur, vous ne payerez que 1000 euros.
- Bon… Eh bien, je crois que je vais prendre la dernière solution, c’est-à-dire le cercueil en pin.
- Comme vous voudrez, madame, mais cela fera moins gai !
Sur un petit aérodrome privé du centre de la France, un casse-cou offre des baptêmes de l’air en biplan pour la somme de 50 euros. Un brave paysan, tenté par l’expérience, décide de monter à bord, mais insiste pour emmener sa femme avec lui, sans augmentation de prix.
- Bon, ça va ! dit finalement le casse-cou, lassé par les arguments du paysan. Montez tous les deux… Mais je vous préviens : si j’entends le moindre mot, la moindre plainte pendant le vol, vous me devrez le double tarif !
Les paysans, sûrs d’eux, acceptent, et l’avion décolle. Aussitôt, le pilote met son biplan en vrille, fait un looping, une chandelle, un effrayant rase-mottes à l’envers… Pas un mot, pas une plainte. Après dix minutes d’un vol à faire dresser les cheveux sur la tête, il atterrit et s’avoue battu.
- Monsieur, dit-il au paysan en descendant d’avion, je vous félicite. Jamais encore je n’ai vu quelqu’un d’aussi courageux que vous.
- Merci bien, répond le paysan. Mais je dois dire qu’à un moment vous avez failli m’avoir. J’ai vraiment dû faire un effort pour m’empêcher de crier…
- Ah bon ? À quel moment ?
- Quand ma femme est tombée…
Sortant d’une banque, un quidam tombe par hasard sur un ami de toujours :
- Tiens, ce vieux Georges ! Alors, quoi de neuf ?
Et l’autre, désabusé :
- Tu sais ce que c’est, la vie, toujours la vie…
- Eh bien, mon vieux, c’est pas la grande forme ! Tu as cinq minutes ? Je te paie un verre…
- Pfff… L’alcool, toujours l’alcool…
- Allons, ressaisis-toi. Heu… Ça te dirait d’aller te refaire au poker ?
- Oh, tu sais, le jeu, toujours le jeu…
- Dans ce cas, viens dîner à la maison, ma femme sera ravie de te revoir !
- Oh, les femmes, toujours les femmes…
Une dame vêtue de noir vient voir un curé dans son église.
- Mon mari est mort, mon père. Combien me coûtera une messe d’enterrement ?
- Ma foi, ma fille, il y a plusieurs prix, répond le curé. La supergrand-messe avec cent cierges pour deux cents euros, la grand-messe avec cinquante cierges pour cent euros, la messe ordinaire avec vingt cierges pour 50 euros et la messe express avec dix cierges pour 20 euros…
La dame réfléchit quelques instants.
- Je n’avais pas beaucoup d’affection pour mon mari, dit-elle finalement. Faites-moi une simple bénédiction avec un seul cierge.
- Un seul ? gémit le curé, désolé.
- Un seul.
- Moi, je veux bien, mais avec cent cierges ç’aurait été plus gai…
Dans une petite ville de province, un psychiatre réputé est venu donner une conférence sur la famille.
- Si vous le voulez bien, dit-il à la fin de son exposé, nous allons maintenant vérifier ensemble l’une de mes théories, qui prétend que le prénom des enfants trahit souvent les préoccupations premières de leurs parents. Voyons, vous, monsieur, au premier rang. Comment s’appelle ces deux charmants enfants assis à côté de vous ?
- Fortuné et Richard, répond le spectateur.
- Eh bien, il semble que vous soyez obsédé par les questions d’argent, monsieur.
- En effet, répond l’homme. Je suis banquier.
La salle applaudit, et le psychiatre s’adresse à un couple accompagné de trois petites filles :
- Comment s’appellent-elles ? demande le conférencier.
- Flore, Rose et Marguerite, répond leur mère.
- Voilà qui est clair : vous aimez la nature, les fleurs…
- C’est exact, répond la jeune femme.
Le psychiatre cherche un nouvel exemple, lorsqu’un jeune couple accompagné d’un petit garçon se lève précipitamment pour quitter la salle.
- Allez viens, Biroute, dit la jeune mère en rougissant. On s’en va !
Un turfiste a décidé, pour une fois, d’emmener sa jeune et charmante femme blonde aux courses.
- Tiens, chérie, dit-il en lui tendant un billet de cinquante euros. Va me jouer ça sur Belle d’amour, dans la troisième.
La jeune femme se présente au guichet et annonce son pari, mais un gars avec une casquette à carreaux la prend par le bras.
- Belle d’amour ? Vous rigolez, non ? C’est un vrai tréteau, ce cheval-là… Jouez plutôt Rêve de mai, vous m’en direz des nouvelles !
La jeune femme se laisse influencer, joue Rêve de mai et rejoint son mari dans les tribunes, juste à temps pour voir Belle d’amour franchir la ligne d’arrivée en tête.
- On a gagné ! s’écrie le mari. Tu n’es pas contente ?
- Mon chéri, je dois t’avouer quelque chose, répond la jeune femme en baissant les yeux.
Et elle lui raconte ce qui s’est passé. Le mari, furieux, se contient et tend de nouveau un billet de cinquante euros à son épouse.
- Bon, c’est pas grave. Place-moi ça sur Vif-argent dans la quatrième…
Au guichet, la jeune femme retrouve le type à la casquette à carreaux.
- Vif-argent ? Vous n’y pensez pas ! C’est Flambeau qui va gagner. Vous pouvez me croire, le jockey est le frère de la cousine de ma concierge. C’est du cousu main !
La malheureuse fait une fois de plus confiance à l’homme à la casquette à carreaux et, bien sûr, c’est Vif-argent qui remporte la course.
- Quoi ? hurle le mari. Tu as encore cru cet escroc ? Mais bon sang qui est-ce qui m’a fichu une bonne femme pareille !
- Excuse-moi, chéri, dit-elle d’une petite voix. Tu veux que j’aille te chercher quelque chose à boire, pour me faire pardonner ?
- Ouais, dit le gars en se calmant. Prends-moi une bière, tiens…
Cinq minutes plus tard, la jeune femme revient avec un jus d’orange.
- Ben, et ma bière ?
- Ne te fâche pas, chéri, répond piteusement la jeune femme. J’ai encore rencontré ce type à la casquette à carreaux…