Clinton meurt et se retrouve aux Portes du Paradis.
Après qu'il ait frappé, Sаinт Pierre arrive et demande :
- Qui va là ?
- C'est moi, Bill Clinton.
- Et que voulez-vous ?
- Ben, heu, rentrer... Quelle question !
- Hmmmm. Alors, voyons voir, dis-moi quelles vilaines choses tu as réalisé de ton vivant ?
Clinton réfléchit un peu et répond :
- Eh bien, disons que j'ai fumé de la marijuana mais on ne peut pas retenir ça contre moi parce que je n'ai pas inhalé la fumée. Il y a eu aussi plusieurs relations extra-maritales - mais il ne faut pas m'en tenir grief parce que ce n'était pas vraiment des relations sexuelles. Et j'ai menti aussi, mais je n'ai pas commis de parjure.
Alors Sаinт Pierre reste pensif un moment en consultant son ordinateur, puis il s'exprime :
- D'accord Bill. Je vais te proposer un marché : on va t'envoyer quelque part où il fait très très chaud, mais on n’appellera pas ça l'Enfer. Tu resteras là-bas pendant un temps extrêmement long, mais on ne parlera pas d'éternité. Et enfin, n'abandonne pas tout espoir en y entrant, mais retiens juste ta respiration le temps que le temps se remette au gel.
C'est Chirac qui rend visite à Bill Clinton, dans le courant de la conversation Chirac lui demande comment il fait pour avoir des ministres aussi intelligents. Clinton lui répond que c'est facile, il suffit de leur faire passer un test !
Il appelle Waren Christopher et lui pose la question suivante :
- Votre mère a eu un enfant, mais ce n'est ni votre frère ni votre sœur, qui est-ce ?
Waren répond :
- C'est facile, c'est moi !
Chirac très impressionné par la clairvoyance du ministre se propose d'essayer le test sur Juppé. A peine rentre en France, il appelle Juppé et lui pose la question… Juppé, pas très sur de lui, prétend avoir une autre communication téléphonique en cours et met Chirac en attente. Il appelle Toubon et lui pose la question. Toubon légèrement ironique lui répond :
- Ben, c'est moi !
Juppé très content d'avoir la réponse reprend sa conversion avec Chirac et lui annonce la réponse :
- C'est Toubon !
Alors Chirac, très déçu intérieurement, lui annonce fièrement :
- Mais non mon petit Juppé, c'est Waren Christopher voyons !
Ça se passe à l’ONU en pleine discussion sur l’Irak. Question existentielle : Saddam Hussein possède-t-il réellement des armes de destruction massive et faut-il exploser tout l’Irak ?
Dominique de Villepin et son homologue américain Colin Powell discutent apremement d’une éventuelle résolution permettant aux USA d’attaquer l’Irak.
Petit à petit le conflit dégénère. Pas moyen de se mettre d’accord.
Ça gueule, ça hurle, ça manifeste, ça se traite de tous les noms d’oiseaux jusqu’au moment où Colin Powell propose une solution :
- Ecoutez, on va faire un concours. Celui qui supporte le plus la douleur aura gain de cause. Alors, on se frappe dans les couilles, et le premier qui dit qu’il a mal, il a perdu et il accepte que l’autre fasse ce qu’il veut. Ça va comme ça boy ?
- C’est d’accord. Mais c’est moi qui frappe en premier, honneur au vieux continent ?
L’américain ayant acquiescé, Dominique de Villepin assène un formidable coup de latte en plein dans les roubignoles du secrétaire d’Etat américain.
Colin Powell a bien du mal à retenir un cri de douleur tellement le coup était puissant. Il est tout rouge (rouge foncé évidemment...), plié en deux, puis il passe au bleu (toujours le bleu sombre...), est plié en quatre, et finit par se relever, livide (c’est à dire blanc foncé...) mais fier d’avoir enduré la souffrance si héroïquement.
Alors il se dirige vers le français et dit :
- Bon, c’est mon tour, hein ?
Et de Villepin de répondre avec un petit sourire narquois :
- Bah, non... Finalement vous pouvez faire ce que vous voulez...