Une famille habitant un petit village tranquille du Périgord ou tout le monde se connaît (c’est pour donner un воnnе petite ambiance sympa à l’histoire, parce qu’en fait ça n’a aucune importance) se trouve bien embêtée car ses deux enfants sont deux véritables petits garnements qui font toutes les bêtises possibles à longueur de journées. Dès qu’il y a une connerie à faire chez les gens, ils la font et ils finissent pas semer une sale ambiance dans le village. Plus ça va et plus les gens s’énervent. Devant les plaintes qui arrivent, les parents viennent à se dire :
- Dis donc chéri, tu crois pas qu’on devrait faire quelque chose ?
- Tu as raison, employons les grands moyens, envoyons-les chez le curé quelques temps, ça devrait les calmer. Radical comme solution…
Il se rendent chez le curé, et celui-ci est d’accord pour essayer de les remettre dans le droit chemin mais il préfère s’occuper d’eux l’un après l’autre, une semaine chacun. Le plus petit arrive alors chez le curé, commence à s’installer de l’autre côté du bureau du religieux et celui-ci commence par dire :
- Où est Dieu ?
Le petit se met à réfléchir intensément et ne sait pas trop quoi répondre. Le curé continue :
- Où est Dieu ?
Mystère chez le petit blond assez circonspect.
- Où est Dieu ?
Le blondinet se lève, et commence à chercher un peu partout dans la pièce. Surpris, le curé le laisse faire et le garçonnet très impressionné finit par sortir en courant de chez le curé, se précipite chez lui, monte dans la chambre de son frère et pris de panique lui annonce :
- Hé vieux ! on est très mal, Dieu a disparu et ils croient qu’on a fait le coup !!!
Le mardi après-midi, la maîtresse dit aux enfants :
- « demain, vous demanderez 2 euros a vos parents, et vous en ferez ce que vous voudrez; Jeudi nous discuterons de ce que vous en avez fait ».
Le Jeudi :
- Dupont, qu’as-tu fait de tes 2 euros ?
- J’ai acheté des bonbons, madame, et je les ai mangés.
- Oui, ça a du te faire plaisir, mais tu n’a pas réfléchi à autre chose à faire avec tes 2 euros ?
- Non, madame.
- Durand, qu’as-tu fait de tes 2 euros ?
- J’ai acheté des jouets le matin, et l’après-midi j’ai joué avec des copains.
- C’est bien d’être partageur mon petit Durand.
- Toto, tes parents ton donné de l’argent ?
- Ouais, m’dame. Y m’ont donné dix balles.
- Qu’est-ce que tu en as fait ?
- J’ai acheté du boudin.
- ?
- J’ai mangé le boudin en appuyant sur la peau. Ensuite, j’en ai fait une capote anglaise et j’ai baisé la воnnе. Ensuite, j’ai chié dans la peau et je suis retourné à la boucherie. J’ai dit :
- « votre boudin est tout poisseux et il sent la меrdе ». Le boucher l’a senti, et il m’a rendu mes sous !
Toto a huit ans. Un jour, il revient du catéchisme en pleurs et ses parents lui demandent ce qui se passe :
- C’est le curé ! Y veut pas que je fasse ma communion.
- Le Curé ? Y veut pas ? Et pourquoué ?
- Ch’sais pas, il a juste dit qu’y veut pas que je fasse ma communion !
- Je vais aller le vouér, moué, l’curé ! Viens, la Fernande, habille-toué ! Mets la robe des dimanches, moué j’mets le costume, on va aller voouérrr le Curé.
Alors ils vont voir le Curé et le père lui dit :
- Alors, mon père, c’est vrai ce qu’on m’dit à c’t heure ? Vous ne voulez pas tantôt que le petit fasse sa communion ?
- Ah non ! C’est impossible, mon fils ! Ecoutez, le Toto, il est trop nul en catéchisme !
- Oh ben ch’sais, il a p’têt du mal à apprendre mais c’t’un bon gars, vous savez ! Faut vouér, il boit déjà comme son père !
- Je vous dis qu’il est nul en catéchisme. II ne savait même pas que Jésus était mort !
- Ben, c’t-à-dire… par chez nous, la télé est en panne : alors vous voyez, on n’a même pas su qu’il était malade !
En classe de catéchisme, Monsieur le curé demandait à ses élèves comment ils croyaient que les gens allaient au ciel.
Toto leva immédiatement la main, voulant répondre. Croyant qu’il allait encore dire une stupidité comme d’habitude, Monsieur le curé fit semblant de ne pas le voir et demanda plutôt à Sophie.
- Hummm… Moi, Monsieur le curé, je crois qu’un ange vient chercher notre âme et qu’il l’amène jusqu’au paradis.
Toto continuait de lever la main et insistait en disant:
- « Moi Monsieur le curé ! » continuellement. Le curé continua de l’ignorer et demanda à Pierre ce qu’il en pensait :
- Moi, Monsieur le curé, je crois qu’il y a une porte d’ascenseur qui s’ouvre devant nous. Nous y entrons et ainsi, nous pouvons monter jusqu’au ciel.
Toto insistait encore pour répondre, et le curé finit par lui dire :
- Oui, Toto, comment crois-tu que les gens vont au ciel ?
- Les pieds en premier Monsieur le curé !, répondit fièrement Toto.
- Mais que veux-tu dire exactement par là Toto ?
- Et bien hier soir, j’ai été dans la chambre de mes parents. Ma mère était couchée sur le dos, les jambes dans les airs pointant le ciel et elle criait :
- « Oh mon Dieu… Je viens… »