La liaison entre ces deux géants littéraires dura deux ans, et fut l’occasion d’une correspondance aussi fournie que savoureuse.
La lettre de George Sand, en apparence innocente, est à relire en ne tenant compte que d’une ligne sur deux. Pour la réponse d’Alfred de Musset, elle est à relire en ne prenant que le premier mot de chaque vers.
George sand :
Cher ami,
Je suis toute émue de vous dire que j’ai
Bien compris l’autre jour que vous aviez
Toujours une envie folle de me faire
Danser. Je garde le souvenir de votre
Baiser et je voudrais bien que ce soit
Une preuve que je puisse être aimée
Par vous. Je suis prête à montrer mon
Affection toute désintéressée et sans cal-
Cul, et si vous voulez me voir ainsi
Vous dévoiler, sans artifice, mon âme
Toute nue, daignez me faire visite,
Nous causerons et en amis franchement
Je vous prouverai que je suis la femme
Sincère, capable de vous offrir l’affection
La plus profonde, comme la plus étroite
Amitié, en un mot : la meilleure épouse
Dont vous puissiez rêver. Puisque votre
Âme est libre, pensez que l’abandon ou je
Vis est bien long, bien dur et souvent bien
Insupportable. Mon chagrin est trop
Gros. Accourrez bien vite et venez me le
Faire oublier. À vous je veux me sou-
Mettre entièrement.
Votre poupée
Alfred de musset :
Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un cœur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.
- Ça alors, s’écrie un policier, qui vient de faire souffler un camionneur dans l’alcootest, c’est extraordinaire ! Le ballon a pris toutes les couleurs de l’arc en ciel.
- Je peux facilement vous en donner la raison, dit le routier. Le jaune, c’est les six pastis que j’ai bu ; le rouge, c’est mes trois litres de beaujolais ; le marron, c’est deux petits verres de rhum ; le vert, c’est une chartreuse…
- Et le blanc ?
- Ça, je ne vois pas. À moins que ce matin, sans le faire exprès, en me lavant les dents, j’ai avalé quelques gouttes d’eau.
Un Français passe ses vacances en Grèce. Dans un village du Péloponnèse, un habitant l’invite à prendre un verre chez lui :
- Vous connaissez le raki ?
- Non, répond le touriste.
- Vous allez voir, c’est délicieux. Mais quand on fait connaissance, la tradition veut qu’on boive « cul sec », comme vous dites chez vous.
Après avoir trinqué, le Français vide son verre d’un trait. Cinq secondes plus таrd, il voit les murs bouger, le sol se dérobe sous lui et il s’étale par terre. Quand il reprend ses esprits, il lance au Grec :
- Dites donc, c’est drôlement fort, votre raki !
- Pas du tout, répond l’autre, c’est très doux. Mais je vous signale qu’on vient d’avoir un tremblement de Terre.
C’est Nini, la sœur de Toto qui a des problèmes avec son institutrice, une vieille fille qui a tout de la pimbêche.
- « Alors Nini, tes résultats sont lamentables » lui dit la maîtresse. « Je vais te donner ce mot pour ta maman. Là-dessus, je lui écris que compte tenu des difficultés que tu éprouves en classe, il serait tout à fait indiqué que tu suives des leçons particulières. »
Nini rentre chez elle et donne le mot à sa maman. Le lendemain matin, lorsque les enfants entrent dans la classe, l’institutrice interroge la petite fille :
- « Alors Nini, tu as donné mon mot à ta maman ? Qu’est-ce qu’elle t’a dit ? »
Sans se démonter, la petite répond :
- « Maman a dit que quand elle était petite, elle aussi était nulle à l’école, et ça ne l’a pas empêché d’épouser un polytechnicien. Elle a aussi dit que sa sœur n’était pas meilleure qu’elle et qu’elle est quand même mariée avec le préfet. Et elle a ajouté que vous par contre, vous étiez certainement très воnnе à l’école, et que pourtant vous étiez toujours vieille fille. »