Un fils demande à son père :
- Papa, je dois faire une rédaction un peu spéciale pour l’école. Je peux te poser une question ?
- Bien sûr fiston. Quelle est la question ?
- C’est quoi, la politique ?
- Eh bien, la politique, c’est la chose publique, et pour te faire comprendre ce qu’est la chose publique, il n’y a rien de mieux que de prendre exemple sur le fonctionnement de la vie ici à la maison. Écoute et suis moi bien : Je suis un salarié, donc appelons-moi « le Capitalisme ». Ta mère est l’administrateur d’argent, donc nous l’appellerons « le Gouvernement ». Nous nous occupons de tes besoins, donc nous t’appellerons « les Gens ». Nous appellerons Kathy la jeune fille au pair, « le Prolétariat » et nous appellerons ton petit frère qui vient de naître « l’Avenir ». Est-ce que tu me suis jusqu’ici, fiston ? Avec ce raisonnement, tu vas pouvoir faire ta rédaction sur la politique.
- Je ne suis pas vraiment sûr, papa. Mais je te promets d’y réfléchir cette nuit.
La nuit, réveillé par les cris de son petit frère, le petit garçon se lève et va voir ce qui se passe. En découvrant que le bébé avait sali sa couche, il va voir ses parents dans leur chambre et trouve sa mère profondément endormie. Il va ensuite dans la chambre de la jeune fille au pair, et jetant un coup d’œil par le trou de la serrure, il voit son père dans le lit de la fille dans la posture bien connue de la « levrette ». Le petit garçon frappe à la porte de la chambre pour alerter son père, mais celui-ci, pris dans le feu de l’action ne l’entend pas. Et donc le petit garçon retourne dans sa chambre et tente de se rendormir.
Le matin suivant il annonce à son père :
- Papa, maintenant je pense que j’ai compris ce que c’est que la Politique !
- Bravo fiston ! Alors vas-y, explique-moi ça avec tes propres mots ?
- Eh bien, papa, tandis que le Capitalisme еnсulе le Prolétariat, le Gouvernement dort à poings fermés, les Gens sont complètement ignorés et l’Avenir est dans la меrdе.
Aux admissions de l’Hôpital Sаinте-Anne, le médecin-chef interroge un nouvel arrivant.
- Alors, cher monsieur, qu’est-ce qui motive votre internement dans notre bel hôpital psychiatrique ? Quel est votre problème ?
- Mais je n’ai aucun problème ! répond le patient, je suis Napoléon Bonaparte et je n’ai aucune raison d’être retenu ici contre ma volonté.
Le médecin semble songeur un moment, puis il reprend la parole :
- Je vois cependant un grave paradoxe dans ce que vous me dites : nous avons déjà ici même un Napoléon Bonaparte !
- C’est un IMPOSTEUR ! crie le fou. Présentez-le moi et la vérité surgira !
Le médecin se lève et dit :
- Vous avez raison, le mieux est de vous confronter l’un l’autre. Suivez-moi, je vais vous amener à sa chambre…
Et les deux hommes se rendent dans la chambre du premier Napoléon. Dès leur mise en présence, le ton monte. Le nouveau s’énerve :
- Imposteur ! C’est moi le véritable Napoléon Bonaparte !
- Pas du tout, répond l’autre, je suis le seul et unique Napoléon.
Le médecin les prie de se taire et leur dit :
- Voici ce que je vais faire : je vous laisse ensemble pour la nuit, et je reviendrais demain matin. La nuit portant conseil, je pense que la situation sera plus claire d’ici douze heures.
Le lendemain matin, le médecin-chef ouvre la porte de la chambre :
- Alors, ça y est. Les choses sont rentrées dans l’ordre ?
- Oui parfaitement, dit le nouveau. C’est moi le seul et unique Napoléon.
Le médecin se tourne vers l’ancien pensionnaire…
- Oui, répond-t-il d’une voix timide, il a raison, c’est bien lui Napoléon.
- Ah bon, fait le médecin dubitatif, mais alors si vous n’êtes pas Napoléon, qui êtes-vous ?
Alors l’ancien se met à rougir et avoue :
- Moi ? Eh bien, je suis Joséphine…
Lorsque Gandhi visita l’Union Soviétique, Khrouchtchev l’emmena visiter Moscou dans sa limousine noire de chef d’état, la célèbre Zil.
Khrouchtchev avait des choses à dire à Gandhi sur son pays qu’il avait visité quelques temps auparavant. Il était vraiment très remonté sur l’hygiène désastreuse dans les rues indiennes :
- « La dernière fois quand j’étais à Delhi », lui dit Khrouchtchev, « j’ai vu des excréments humains partout sur les trottoirs. Jamais une telle chose n’arrivera ici. »
Le pauvre Gandhi est extrêmement embarrassé par la remarque de Khrouchtchev, mais comme un fait exprès, il aperçoit un homme accroupi, visiblement en train de se vider le gros intestin au plein milieu d’un trottoir au long duquel le cortège de voitures officielles passe.
Gandhi pointe l’homme d’un index triomphal. Khrouchtchev est livide et n’hésite alors pas une seconde :
- « Chauffeur, arrêtez-vous et allez coller une ваllе dans la tête de cet anarchiste ! »
Le chauffeur obéit et arrête immédiatement la voiture. Il prend son pistolet et s’avance vers l’homme qui commet le sacrilège de déféquer sur les trottoirs moscovites, et le doigt sur la gâchette, il échange quelques mots avec lui…
Une minute plus таrd, il revient à la voiture sans avoir tiré le moindre coup de feu :
- « Monsieur le Président, je ne peux pas tuer cet homme : c’est l’ambassadeur indien ! »
L’histoire se passe en 1936 en Allemagne. Dans un compartiment de train, un vieux juif est assis devant un FeldGeneral bardé de décorations.
A un moment, le vieux juif sort de sa poche un morceau de papier alu contenant deux sardines à l’huile. Il mange goulûment ses deux sardines, remet ses déchets dans le papier alu, et le tout dans sa poche.
Pendant ce temps, le général l’a regardé d’un air pensif. Vu qu’ils sont seuls dans le compartiment, au bout d’un moment, le général demande au vieux juif :
- Tu es juif ?
- Ja, Herr General…
- Dis-moi, comment vous faites, vous les juifs, pour être d’aussi bon commerçants ?
- Ah, ça, herr General, c’est un secret qui ne peut être transmis que d’un juif à un autre juif… Je ne peux pas vous le dire.
- Ecoute. Voilà 5000 marks. Tu les prends et tu me dis ton secret, ou je t’envois dans un camp !
- Bon, d’accord, herr General, dit le vieux en empochant les 5000 marks. Vous voyez, si nous, les juifs, on est de bons commerçants c’est parce qu’on a de ça dans la tête…
Et il se tape le front de la paume de la main. Le général, en faisant le même geste :
- Et comment fait-on pour avoir de ça dans la tête ?
- Si on a de ça dans la tête, c’est parce qu’on mange de ça.
Et il tapote la poche où il a fourré ses déchets de sardine. Le général lui dit :
- Donne-moi ce que tu as dans la poche !
- Je ne peux pas le partager avec un goy…
- Tiens, voilà encore 5000 marks, je te les achète.
Le vieux lui donne les déchets de sardine, que le général déballe et mange avec moult haut-le-coeur. Quand il a fini, il regarde le vieux juif, l’air pensif, et il lui dit :
- Attends… Je viens de manger les déchets de sardine que je t’ai achetés 5000 marks, sans compter les 5000 marks que je t’ai donné avant. Et toi, les sardines, tu les avais déjà mangées…
Le vieux se tape le front avec la paume de la main et dit :
- Ben vous voyez ! Ça commence à rentrer !
Un juif grimpe tous les soirs en haut d’une colline pour implorer Dieu :
- Mon Dieu, faites que je gagne au loto. Mon Dieu, faites que je gagne au loto…
Et tous les soirs il monte en haut de la colline et récite cette même prière :
- Mon Dieu, faites que je gagne au loto. Mon Dieu, faites que je gagne au loto…
Et un jour, alors qu’il implorait comme à son habitude, le ciel s’obscurcit tout à coup, le tonnerre gronda et une voix de stentor venue de nulle part se fit entendre.
C’était Dieu qui, excédé des implorations du Juif, lui dit :
- Ecoute David, ça fait 15 ans que tu viens tous les soirs me bassiner avec ton histoire de loto. Je t’avoue que ma divine patience commence à être à bout. Alors, c’est d’accord, je veux bien te faire gagner au loto. Mais à une seule condition : achète au moins un billet de loto !