Ça se passe dans un asile d’aliénés. Le directeur rend visite à trois de ses patients.
Pour voir s’ils montrent une amélioration de leur état, il décide de leur faire passer un test.
Le test est un test de coordination motrice : il leur faut taper 3 fois dans leurs mains comme pour applaudir. S’ils réussissent, ils auront droit à une énorme glace.
A l’énoncé de cette proposition, les trois dingues ont un rictus horrible accompagné de grognements, ce que le directeur perçoit comme un sourire de satisfaction.
Le premier essaye donc, il prend son élan en mettant ses mains dans le dos, mais dès que celles-ci arrivent devant lui, elles se croisent mais sont incapables de se toucher.
Le deuxième tente sa chance à son tour : même chose. De rage, il monte sur son lapin en peluche, lui attrape les oreilles et le démarre d’un coup de kick et s’en va à toute vitesse dans les couloirs.
Au tour du troisième : celui-ci, après une concentration formidable et des gestes que l’on pourrait qualifiés de parkinsoniens, réussit quand même à frapper les trois coups !
Le directeur, très heureux, court jusqu’aux cuisines de l’hôpital, prend un énorme cornet à deux boules et il revient voir l’heureux gagnant.
Le fou prend le cornet avec une joie non dissimulée, puis avec la même concentration et les mêmes gestes que précédemment il se la colle… en plein front.
Une marieuse professionnelle vient proposer ses services à Samuel, riche businessman du Sentier.
Elle se présente et lui offre sur un plateau une très jolie jeune fille, un vrai prix de beauté, et qui plus est, issue d’une famille très comme il faut. Mais Samuel reste circonspect…
- Je suis un homme d’affaires, dit-il. Avant que je n’achète quelque chose dans une fabrique, j’ai besoin d’échantillons. Alors, lorsque je veux me marier, je veux un échantillon aussi !
La marieuse est un peu déçue de sa réaction, mais elle transmet le message à la jeune fille :
- Il dit qu’il n’a rien contre, mais que comme dans son métier, il doit toujours savoir exactement ce qu’il achète, et du coup, il insiste pour obtenir un échantillon.
La jeune fille lui répond sans sourciller :
- Ecoutez, moi aussi je connais les affaires. Vous lui direz qu’il n’aura pas droit à un échantillon, mais que s’il le désire, je pourrai lui fournir une pleine page de références et de recommandations !
Dans une école hébraïque, la leçon vient de se terminer. C’est maintenant l’heure des questions.
- Monsieur, demande David, il y a quelque chose que je ne comprends pas.
- Oui ? Qu’est-ce que c’est ?
- Eh bien, selon la Torah, les Enfants d’Israël ont traversé la Mer Rouge, juste ?
- Juste.
- Et les Enfants d’Israël ont battu les Phillistins ?
- Euh, oui.
- Et les Enfants d’Israël ont construit le Temple ?
- Oui, c’est juste.
- Et les Enfants d’Israël ont combattu les Égyptiens, et les Enfants d’Israël ont combattu les Romains, et les Enfants d’Israël étaient tout le temps en train de faire des trucs vachement importants, non ?
- Euh…, oui. Quelle est ta question ?
- Ben, je me demandais, qu’est-ce que faisaient les adultes pendant tout ce temps ?
Un fermier emporte ses primeurs au marché, dans une voiture à bras où sa femme a pris place, au milieu des paniers. Tout à coup, elle le supplie :
- Chéri, arrêtons-nous un instant, dans ce petit bois. J’ai une envie folle de faire l’amour.
Ils font halte un quart d’heure puis reprennent leur route.
Mais, dix minutes plus таrd, la femme supplie de nouveau :
- Chéri, arrêtons-nous un instant, dans ce petit bois. J’ai une envie folle de faire l’amour.
Le fermier s’exécute avec déjà beaucoup moins d’enthousiasme.
Et quand, pour la troisième fois, elle le somme de stopper, il se fâche tout rouge :
- Et si tu t’installais sur les tomates, lui dit-il, plutôt que de rester assise dans les concombres, tu ne crois pas que ça te calmerait ?