Un manchot entre chez le coiffeur… c’est pour la barbe. Il s’assied et on commence à le raser. L’ennui, c’est que le garçon coiffeur est bourré de tics. Et hop, une petite coupure à son oreille, aïe, une entaille sur sa joue et sur son menton. Pour finir, le manchot est couvert d’estafilades et se rend à la caisse pour payer. Là, le caissier lui dit :
- Mais… Je vous connais ! Vous êtes un ancien client, non ?
- Non, dit le manchot, mon bras, je l’ai perdu en Indochine !
- Que se passe-t-il ? S’inquiète un coiffeur, en voyant pénétrer dans sa boutique un homme avec les cheveux dans un état épouvantable : des mèches partant dans tous les sens, des échelles, des endroits entièrement rasés… Ma parole, vous étiez dans le coup de l’attaque de la diligence ?
- Ne m’en parlez pas, gémit le malheureux, d’un air accablé. C’est ma femme qui a voulu faire des économies. Hier soir, elle me dit :
- « Assieds-toi, chéri. Prends un magazine. Bouquine tranquillement, je vais te couper les cheveux comme ils l’ont expliqué à la radio. ». Bon bougre, j’obéis. Je me plonge dans Paris Match. Pendant ce temps-là, ma femme coupait, taillait, tondait… Je ne me méfiais pas du tout. Jusqu’au moment où, sans arrêter de manœuvrer ses instruments, elle m’a dit :
- « Ne tourne pas la page, chéri. Je n’ai pas tout à fait fini de lire cet article. »
Joséphine fait son entrée chez le coiffeur. Les autres clientes ne manquent pas de remarquer qu’elle a encore le ventre bien rond.
- Dis-nous Joséphine, tu ne serais pas encore enceinte toi ? Lui demande en souriant la coiffeuse.
- Ben si, répond Joséphine.
- Et c’est ton combientième ? Le neuvième, c’est pas ça ? Continue la coiffeuse.
- Ben oui, avoue la pauvre femme.
- Mais Joséphine, entre nous, tu ne trouves pas que ça fait un peu beaucoup, neuf enfants ? Poursuit l’agréable coiffeuse.
- Oh ben si… mais pour que je tombe enceinte si souvent, c’est qu’il doit y avoir quelque chose dans l’air…
- Ah ça je pense bien, répond la femme de l’art, tes jambes !