Ça se passe il y a quelques années à la frontière franco-belge.
Un jour, les deux douaniers français trouvent un homme pendu sur un arbre, non lоin de leur poste de garde, juste une demi-heure avant la fin de leur journée.
- Меrdе, dit le premier. Maitenant il faut appeler la police, le procureur, etc. Tu t'imagines les heures supplémentaires qu'il faut faire ... Ça me fait chier, pas toi ?
- T'as raison, dit le deuxième, mais j'ai une idée : on prend le cadavre et on va l'accrocher sur l'arbre de l'autre côté de la frontière comme ça, nos amis belges vont se démerder !
Aussitôt dit, aussitôt fait et les douaniers français rentrent à la maison. De l'autre côté de la frontière, les douaniers belges font leur ronde lorsqu'ils apperçoivent soudain le cadavre :
- T'as vu, dit l'un d'entre eux ? Le sаlаud est revenu !
Elle se réveille pendant la nuit et constate que son mari n'est pas au lit. Elle enfile son peignoir et descend voir où il est. Elle le trouve dans la cuisine, assis devant une tasse de café. Il paraît bouleversé et fixe le mur. Elle le voit essuyer une larme comme il avale une gorgée de café.
- Qu'est-ce qui ne va pas chéri ?
Le mari lève les yeux de son café, il lui demande solennellement :
- Tu te souviens, il y a 20 ans, quand on s'était donné rendez-vous, tu n'avais alors que 16 ans ?
- Oui je m'en souviens, répond-elle !
Le mari fait une pause, les mots lui viennent difficilement :
- Te souviens-tu que ton père nous a surpris en train de faire l'amour à l'arrière de la voiture ? '
- Oui je m'en souviens, dit la femme en s'asseyant à ses côtés.
Le mari continue :
- Te souviens-tu, quand il a pointé son revolver sur ma tempe et qu'il a dit :
- « Ou tu épouses ma fille, ou je t'envoie en tôle pour 20 ans » ?
- Je m'en souviens aussi, répond-elle doucement.
Il essuie une autre larme et dit :
- J'aurais été libéré aujourd'hui !