C’est une femme dont le mari vient de mourir. Elle reçoit la visite d’une amie pour le thé, et se confie à elle :
- Mon mari avait pensé à tout, lui dit-elle. Juste avant de mourir, il m’avait appelé à son chevet et il m’avait donné trois enveloppes. « Chérie », m’a-t-il dit, « J’ai placé mes dernières volontés dans ces trois enveloppes. Après ma mort, tu les ouvriras, et tu respecteras scrupuleusement les indications que j’y ai reportées. Ainsi je pourrai me reposer en paix ».
- Et qu’y avait-il dans ces enveloppes ? demande l’amie.
- La première enveloppe contenait 5000 euros et ce mot :
- « Prends cet argent pour acheter un joli cercueil ». Alors je lui ai choisi un superbe cercueil en acajou très bien rembourré et avec une doublure en soie. Comme ça je sais qu’il se repose dans ce qu’il y a de plus confortable. La deuxième enveloppe contenait 10.000 euros et ce mot :
- « Prends cet argent pour organiser des belles funérailles et organise un banquet pour mes amis ensuite ». Alors j’ai fait comme il a dit et aussi bien les funérailles que le repas qui a suivi étaient vraiment très bien.
- Et la troisième enveloppe ? demande l’amie intriguée.
- La troisième enveloppe contenait 25.000 euros et ce mot :
- « Prends cet argent pour acheter la plus jolie pierre ».
Et levant la main, elle met sous le nez de son amie une bague sertie d’un diamant de dix carats en ajoutant :
- « Alors, qu’est-ce que tu penses de cette pierre ? »
C’est le vieux Jacob qui téléphone à son fils à Paris et qui lui dit :
- David, il faut que je t’avoue quelque chose. Et c’est quelque chose qui ne se discute pas. Je t’en parle parce que tu es l’aîné et que tu dois savoir. Voilà… ma décision est prise, ta mère et moi on va divorcer !
Le fils tombe sur le cul en entendant ça et tout de suite il demande à son père :
- Pourquoi ? Que s’est-il passé ? Vous vous êtes disputés ?…
- Je ne veux pas en parler. Et de toute façon ma décision est irrévocable !
- Mais papa, tu ne peux pas décider de but en blanc de divorcer de maman après 54 ans de mariage ! Dis-moi, que s’est-il passé ?
- Ca me ferait trop de peine d’en parler. Je t’ai simplement appelé pour te le dire parce que tu es mon fils, et que je pensais que tu devais être au courant. Maintenant, je voudrai qu’on arrête de parler de tout ça. Tu n’as qu’à appeler ta sœur et lui en parler si tu veux, ça m’évitera la peine de le faire.
- Mais… Où est maman ? Est-ce que je peux lui parler ?
- Non. Elle n’est pas là. Et je ne lui pas encore parlé de ça. Crois-moi, ça n’a pas été une décision facile à prendre. Ça fait plusieurs moi que je rumine ça mais cette fois ma décision est prise. J’ai déjà pris rendez-vous avec l’avocat !
- Papa, ne t’emballe pas s’il te plaît. Je prends le premier TGV et j’arrive. Ne fais rien d’irréfléchi en attendant.
- Hmmm bon d’accord. Demain c’est Pessah*, je vais reporter le rendez-vous avec l’avocat. Maintenant, appelle ta sœur et discutes-en avec elle. Moi je ne parle plus de ça par téléphone !
Une demi-heure plus таrd, Jacob reçoit un appel de sa fille qui lui dit qu’elle et son frère prendront le train et arriveront dès demain. La fille ajoute :
- David m’a dit que tu ne voulais pas parler de ça au téléphone, alors on vient. En échange, promets de ne rien faire et ne rien dire jusqu’à ce qu’on arrive !
Et Jacob promet à sa fille.
Ensuite il raccroche, puis il se tourne vers sa femme et lui dit :
- Bon. Ça a marché pour cette année, mais je ne sais pas comment on fera pour les faire venir l’an prochain…
* La Pâque juive. Traditionnellement, lors de cette fête, la famille se réunit pour manger ensemble.