Ce type est vraiment un phénomène stupéfiant. Il a des réserves d’énergie inépuisables et il satisfait allègrement une cinquantaine de femmes par jour.
Un directeur de cirque, qui a découvert son existence et ses prouesses tout à fait par hasard, décide de lui proposer un engagement :
- Je vous offre 500 euros par soirée pour vous produire sur piste. Je vous donne trente partenaires par soir, de très jolies filles. Est-ce que ça vous va ?
Le gars dit oui. On fait faire de grandes affiches :
- « Le recordman de l’amour ! Trente filles à la file ! »
Et le premier soir, la salle est comble, le silence se fait, le champion commence son numéro, mais à la quatorzième fille, il renonce, il tombe d’épuisement. On est obligé de rembourser les places et le directeur du cirque, furieux, engueule le bonhomme et le traite d’escroc.
Alors l’autre répond, tout penaud :
- Je ne comprends pas ce qui se passe, monsieur le directeur. Ça avait si bien marché tout à l’heure, aux répétitions…
C’est un soir d’été, très couvert. Tout à coup, les nuages disparaissent d’un coup laissant voir un magnifique ciel étoilé. Suit alors une pluie d’étoiles filantes, partout dans le ciel.
Des milliers de personnes, que dis-je, des millions de personnes sortent de chez eux pour voir ce spectacle étonnant.
Cela dure encore un moment et tout à coup, miracle, les milliards d’étoiles de la voie lactée commencent à bouger et petit à petit une phrase se forme dans le ciel sous les yeux ahuris des terriens :
- « Qui êtes-vous ? »
Les chefs d’état, le pape, le dalaï lama et tous les autres se téléphonent entre eux pour parler de se miracle cosmique… Il (Dieu ?) ou quelque chose est entre en communication avec nous, les hommes… Nous allons enfin tout comprendre, nous libérer de notre humanitude… !
Ils décident donc d’arrêter sur le champs toutes les guerres et autres conneries du même genre et réfléchissent comment répondre. Finalement ils décident de construire une gigantesque enseigne qui couvre le Sahara tout entier du style :
- « Nous sommes des terriens »
Aussitôt dit, (presque) aussitôt fait, et un soir, grâce à l’énergie de 1000 centrales nucléaires, ils allument le tout et ils attendent…. Quelques jours plus таrd, même scénario : les nuages disparaissent d’un coup, des étoiles filantes pendant une heure, les milliards étoiles de la voie lactée qui commencent a bouger dans tous les sens.
Bien sur, cette fois l’humanité entière est dehors, attendant anxieusement mais avec un soupçon de fierté le verdict cosmique… qui apparaît enfin à leurs yeux candides :
- « C’est pas à vous qu’on cause ! »
C’est un explorateur belge qui veut traverser le désert de la mort. Alors il s’équipe, achète un chameau, un fusil et de la nourriture pour un mois, tout ça, Et puis avant de partir, quand même, il se renseigne un tout petit peu. Il va voir un indigène du coin et lui demande :
- Dites-moi, mon brave, le désert, à part la chaleur qui règne dans la journée et le froid qu’il fait le soir, on ne risque rien ?
L’autre lui fait :
- Ah si ! Ah si ! Il y a un grand danger, c’est un oiseau qui vit dans le désert… Il s’appelle le pic-tête. C’est un oiseau qui plane comme ça, et quand il voit un homme qui marche dans le désert, il pique droit dessus le bec en avant et lui cogne la tête. Croyez-moi, ça fait très mal…
- Il y en a beaucoup ?
- On ne sait pas combien, mais en tout cas il y en a bien assez… Et il faut faire attention le jour comme la nuit, car on ne l’entend pas venir !
Alors l’explorateur part dans le désert, et toute la journée, obsédé par le danger que représente le pic-tête, il reste sur ses gardes. Dès qu’il entend le moindre vent, il se dit:
- « Ça y est, c’est le pic-tête » et il se met à marcher avec les mains sur la tête. Bref, ça devient une vraie fixation.
Quand vient le soir, l’explorateur décide de s’arrêter pour dormir et se dit :
- « Ah non, non ! Ce n’est pas prudent : si je m’endors comme ça, sans protection, le pic-tête peut surgir dans la nuit et me tomber dessus. Alors voyons, qu’est-ce que je pourrais faire ? »
Tout à coup, le belge décide de faire comme les autruches : il creuse un trou dans le sable, se met la tête dedans et s’endort comme ça.
Cinq minutes plus таrd, un Bédouin passe par là, voit les fesses du mec et se dit :
- Mais qu’est-ce que c’est qu’ça ? Ça fait des mois que j’en ai pas vu, je n’vais pas laisser passer une occasion pareille !
Et hop, ni vu ni connu, le Bédouin se place derrière le mec et crac-crac… A ce moment-là l’explorateur se réveille, et du fond de son trou on l’entend dire :
- Je m’en fous, continue à piquer, tu n’es pas prêt d’avoir ma tête !

Ça se passe le 24 décembre au soir. Cette fois-ci Toto est certain de ce qu’il a entendu : un bruit de clochettes, là-haut, sur le toit de la maison. Toto est euphorique et pense tout de suite à la visite prévue du Père-Noël…
Mais pour en avoir le cœur net, il sort de son lit et tout doucement, sans un bruit, ouvre la porte de sa chambre, passe une tête dehors et regarde en bas, dans le hall. Et là, qu’est-ce qu’il voit ?! Maman et le Père-Noël !!!
Le Père-Noël et maman trinquent tous les deux avec une coupe de champagne. Toto se demande pourquoi on lui avait toujours dit que le Père-Noël préférait qu’on lui offre un verre de lait…
Mais ce n’est pas tout : après avoir trinqué et bu quelques gorgées, le Père-Noël prend maman par la taille, la serre contre lui et l’embrasse sur la bouche, en même temps qu’il lui caresse les fesses, incroyable !!!
Ça dure comme ça une minute ou deux, et puis on entend quelqu’un dehors qui crie :
- « Chérie ! Ouvre la porte, j’ai les bras remplis de paquets ! »
- « C’est papa qui arrive », pense Toto.
Alors Maman et le Père-Noël arrêtent de s’embrasser ; le Père-Noël prend sa coupe de champagne, la termine d’un trait, fait la bise à la maman, lui donne une tape sur les fesses, se dirige vers la cheminée où après avoir touché le bout de son nez il disparaît !!!
Juste à ce moment, le papa fait irruption dans le hall avec tous ses paquets dans le bras. Il demande :
- « Tu ne m’as pas entendu t’appeler ? »
- « Non mon chéri », répond la maman en jetant un coup d’œil vers la cheminée. Puis elle va l’aider.
Toto réfléchit bien à tout ce qu’il vient de voir, et finalement il se dit :
- « Bon, je pense que si je joue bien mon coup, je finirai par l’avoir ce poney finalement ! »