Tito règne, comme nous l’apprennent les livres d’histoire, avec une poigne de fer sur la Yougoslavie fraîchement vidée des occupants. Comme le rude maréchal est soucieux de connaître l’opinion du peuple, il décide d’aller incognito prendre ses renseignements.
A la sortie d’une usine il se mêle aux ouvriers qui rentrent chez eux et en prend un a part :
- Dis moi, camarade, qu’est-ce que tu penses de Tito ?
D’un air affolé, l’homme prend Tito par le bras et l’emmène vers l’arrière de l’usine. Il jette partout des regards soupçonneux, et vérifie que personne ne le suit. Ils entrent dans le sous-bois qui jouxte l’usine, marchent pendant une воnnе heure, et l’homme n’a pas l’air de vouloir s’arrêter. Tito, vraiment très intrigué, préfère jouer le jeu et ne dit rien.
Quelques kilomètres défilent, tandis que Tito est toujours tiré en avant par l’ouvrier. Le maréchal est de plus en plus curieux et comprend de moins en moins ce qui lui arrive.
Le soir tombe dans la campagne yougoslave, quand l’homme s’arrête enfin, après avoir parcouru encore quelques bornes par des chemins tortueux et des sentiers abandonnés, au milieu d’une petite clairière. Il jette encore quelques coups d’œil inquiets de chaque côté, avant de s’approcher de Tito et de lui glisser à l’oreille :
- Eh bien, tu sais, moi, Tito…
- Oui, camarade, alors ?
- Eh bien, moi… Tito, je l’aime bien !
Ça se passe dans un meeting politique. Raymond Barre, Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing sont réunis dans le palais des congrès d’une grande ville de province. Un palais des congrès ultramoderne, récemment construit avec l’argent des contribuables. A un moment, Chirac est pris d’un besoin pressant et demande :
- Où sont les toilettes ?
- Vous prenez le couloir et c’est la deuxième porte à droite…
Cinq minutes après Chirac revient et dit à Giscard :
- Etonnant ! Vraiment étonnant ! Figurez-vous qu’il y a une sono dans les toilettes ! Pendant que vous faites pipi, ils vous passent de la musique…
- Euh, c’est cela, n’est-ce pas, mais quel genre de musique ?
- J’ sais plus. Ah si, j’ai eu droit à Joe le taxi…
A ce moment-là, Raymond Barre s’en mêle et dit :
- Ça tombe très bien, j’avais justement une petite envie à satisfaire…
En fait Raymond Barre disparaît un bon quart d’heure et s’en revient en disant :
- Eh bien c’est vrai, figurez-vous qu’à moi, ils m’ont passé du Mozart !
Alors Giscard n’y tient plus et leur fait :
- Ah ça, si vous permettez, il ne sera pas dit que je ne vis pas avec mon temps… Pour avoir été président on n’en est pas moins homme !
Deux minutes plus таrd Giscard réapparaît, mais alors dans un état ! Son pantalon et ses pompes sont archi-dégueulasses. Au point que Chirac lui demande :
- Mais, qu’est-ce qui s’est passé ?
- Ils m’ont passé la Marseillaise juste au mauvais moment, et moi je me suis levé !
Sarah amène le petit Samuel chez le vieux tailleur Isaac afin de lui acheter un beau costume pour sa Bar-mitzva . Ils entrent dans la modeste échoppe :
- Bonjour Sahra, bonjour Samy ! Vous venez pour un costume ?
Sarah lui fait un topo de la situation et lui précise bien :
- Et surtout Isaac, je veux ton plus beau tissu pour le costume du petit !
Isaac lui promet un costume exeptionnel et il prend les mesures du petit.
Une semaine après, Sarah passe chez le vieil Isaac avec son fils pour prendre livraison du vêtement. Le costume est très joli et va comme un gant au petit Sammy. Après avoir payé (très cher, mais bon, un tissu pareil…), Sarah et Samuel s’en vont prendre le bus. Mais voilà qu’un orage éclate soudain et que, le temps de courir s’abriter, ils sont tous les deux trempés jusqu’aux os. Sarah regarde alors le petit Samy, et là, stupeur : le costume, taillé dans un tissu de pacotille a affreusement rétréci et les bras et jambes du petit Samuel dépassent d’une воnnе dizaine de centimètres…
Furieuse, Sarah retourne chez le tailleur en traînant son fils derrière elle, entre furibarde dans la boutique et se retrouve devant le vieil Isaac qui s’exclame en découvrant Samuel :
- Mon dieu, comme il a grandi !
Un homme, en vacances en Corse, descend le col de Bavella. Soudain, un homme d’un certain âge et une jeune femme, lui font signe de s’arrêter. L’homme stoppe son véhicule. Il descend de voiture, l’homme âgé sort un fusil et lui crie :
- Branle-toi !
L’automobiliste, surpris, s’exécute sous la menace du fusil.
Une fois terminée son affaire, le vieux lui dit de nouveau :
- Branle-toi !
Il s’exécute et cela, cinq fois de suite.
A la fin, le jeune automobiliste dit :
- J’en peux plus, je n’y arrive plus !
Alors, le vieux répond :
- Parfait, maintenant tu peux descendre ma fille en ville.
C’est un brave paysan qui est en train de ramasser des fruits quand le curé du village vient à passer par là :
- Bonjour mon fils ! Alors, comment allez-vous ?
- Ben ça va ! Tantôt on est un peu débordés, parce qu’il faut ramasser les fruits avant qu’ils pourrissent par terre. Mais la récolte est воnnе, alors on est contents…
- Ça, je dois dire que vos prunes sont bien belles…
- Vous en voulez une, monsieur le curé ? Vous verrez, elles sont délicieuses… Tenez, choisissez.
Le paysan lui tend deux prunes, le curé en prend une, l’avale et lui dit :
- Oh ! en effet, excellentes ! Et comme elles sont juteuses !
Là-dessus, il remarque que le paysan est en train de peler sa prune avant de la manger et le bon curé lui dit :
- Mais enfin, mon fils ! On ne pèle pas les prunes !
- Ben c’est pas pour dire, mais il y en a une des deux qu’était tombée dans la bouse et ch’ sais pas laquelle !