Trois explorateurs s’enfoncent de plus en plus profondément dans la jungle encore inviolée, terrae incognitae.
Pas de chance, car après le troisième jour, ils sont capturés par la redoutable tribu, non pas des réducteurs de têtes, ni des cannibales, mais des faiseurs de canoës en peau d’explorateurs.
Pour être loyal, le chef de la tribu demande aux trois condamnés leurs dernières volontés.
Le premier, essayant de gagner un maximum de temps, leurs dit qu’il aimerait envoyer un e-mail à sa compagne. Le chef sourit, l’invite dans sa hutte et l’installe devant sa toute nouvelle dual-pentium pro workstation, dial isdn et 5 min. plus таrd, le gars est éventré, sa peau lui est délicatement retirée pour en faire un canoë tout neuf.
Le deuxième, se creusant les méninges, leur dit qu’il aimerait toucher la lune. Le chef appelle ses deux meilleurs pagayeurs et les envoie dans le plus proche musée. Ils montent dans leurs canoës et deux jours plus таrd, les voilà qui débarquent avec un échantillon volé de roche lunaire. Le type croyant avoir pu échapper à une mort certaine est écorché et sa peau est mise à sécher pour la fabrication d’un autre canoë.
Le troisième, grand sourire, demande au chef une fourchette :
- Quoi ?!? répondit-il.
- Vous pouvez me demander tout ce que vous pouvez imaginer et à la place vous voulez une fourchette !
Il s’en alla lui-même en chercher une à la cantine du coin. Il revint et tendit la fourchette au troisième mec.
- Voilà votre fourchette. Et maintenant vous allez mourir !
- Pas sûr !? dit le mec en levant très haut sa main qui tenait la fourchette.
- Regardez c’que j’en fais d’votre canoë !
Et il commence à se planter la fourchette partout sur le corps.
Le colonel Dugenou prend ses fonctions dans une place militaire de l’Atlas. Ali, son aide de camp lui fait visiter les lieux. Puis, une fois à l’écart :
- M’sieur le colonel, ti sais, les hommes ji sais ce que c’est. Si ti a besoins, j’ti prête la chamelle.
- Ali, je suis colonel de l’Armée Française ! Je suis capable de me contrôler.
- Comme ti veux M’sieur l’colonel.
Un mois se passe. Ali voit bien que le colonel, bien qu’il soit de l’armée française, n’en est pas moins un homme. Il lui propose à nouveau la chamelle. et celui-ci refuse, mais avec moins de véhémence.
Un autre mois se passe. Le colonel finit par trouver Ali pour lui demander la chamelle. Il part à l’écart du camp, fait s’asseoir la chamelle, se déculotte, se place derrière la chamelle, mais celle-ci se lève et fait quelques pas. Il trottine, pantalon sur les chevilles, rejoint la chamelle, se remet en position, et celle-ci avance à nouveau.
Le manège se poursuit, et au détour d’une dune, il rencontre Ali, plié de rire :
- Tu trouves ça drôle Ali ?
- M’sieur l’colonel ti as pas compris ! La chamelle, c’est pour aller au bordel !!!
C’est un pilote de bombardier anglais qui se fait descendre par la D. C. A. allemande au cours de la Deuxième guerre mondiale. On l’emmène à l’hôpital où il s’avère que sa jambe droite a subit de très gros dégâts. Seule l’amputation permettra de lui sauver la vie. L’anglais reste stoïque lorsqu’on lui annonce la nouvelle, mais il demande simplement à ce que son membre amputé soit expédié sur le sol anglais. C’est pourquoi il demande aux allemands si un de leurs pilotes ne pourrait pas emmener la jambe dans le cockpit d’un avion pour le balancer au cours du prochain raid sur Londres.
Les allemands trouvant l’idée très amusante, la jambe est emportée dans un bombardier dès le lendemain.
Une semaine plus таrd, il s’avère que la main du pilote anglais est sérieusement contaminée par un staphylocoque doré de la pire espèce. Une fois encore, la seule option est l’amputation. Comme la première fois, le pilote anglais est d’accord sous réserve que la main soit balancée sur le sol anglais.
Et le lendemain, la main est balancée en même temps que les bombes au dessus de Londres.
Mais deux semaines plus таrd, c’est la deuxième jambe du pilote qui donne des signes de faiblesse. Le pilote anglais s’apprête déjà à donner son accord pour l’amputation, mais cette fois-ci, les autorités militaires allemandes répondent « NON, pas question ! »
Le pilote anglais, perplexe, leur demande pourquoi ce revirement de situation. Et les allemands répondent :
- Nous pensons que vous cherchez à vous échapper.
La femme d’un célèbre acteur a été kidnappée. Après de longues heures d’attente, le téléphone sonne, enfin, au domicile du comédien.
- J’ai sous les yeux le montant des recettes de votre dernier film, annonce le kidnappeur. Si vous voulez retrouver votre femme saine et sauve, vous devrez déposer, dans une valise, en billets de 20 euros usagés, une somme correspondant à 25% de ces recettes, plus 250.000 euros pour mes frais de téléphone, et encore 250.000 euros pour la nourriture fournie à votre épouse…
- J’ai mieux à vous proposer, coupe l’acteur. Je vous offre de vous prendre comme agent, en vous donnant 10% sur tous mes cachets. Avec un talent pareil de négociateur, vous allez les mettre à ma botte, tous les producteurs.